Les chemins de guérison.

 

Se poser la question comment guérir, c'est ouvrir l'espace médical, aborder l’histoire et le projet du thérapeute et de la thérapie qui vous est proposée. La philosophie et l'expérience religieuse apportent leur soutien à notre façon de vivre et de mourir.

 

Un malade guérit lorsqu’il a recouvré la santé, son mal s'est dissipé. Le thérapeute prudent dira que la maladie a guéri.

Le biologique est redevenu normal.

Le malade heureux de se sentir guéri peut dire : " vous m'avez guéri !" Le thérapeute guérit. Il sépare le malade de la maladie.

 

Nos représentations de la santé et de la maladie sont liés à des préjugés, à des croyances. Qui guérit ? Qu'est-ce qui guérit ? Qui s'y emploie ?

 

Pour la thérapie spirituelle, c'est Ambroise Paré qui offre une réponse claire : "Je le pansais, Dieu le guérit''

Il reconnaissait la borne du travail du médecin.

Il reconnaissait dans le processus de guérison, la part du divin, celle de la nature qui répare, et qui se répare.

Lorsque la nature quitte son chemin, elle se trouve désarmée, désorientée, abandonnée, sans énergie, sans contact ; la maladie s’installe. Le thérapeute indique le chemin du retour et le malade finit par récupérer ses capacités de vie.

Voilà tout l’art du guérir.

 

La technologie a donné au médecin une nouvelle, il croit pouvoir se passer de la nature ; le médicament guérit. La science peut tout, enfin presque. Pourtant des patients se sentir mal en point, le système de sécurité sociale est arrivé en bout de course.

Des êtres humains se rendent compte que la science évacue leur capacité de se guérir. Faute d’être sollicitée, la capacité s’est endormie, rejetée, elle s’est écartée.

Le savoir de l’homme est devenu le pouvoir de l’homme, et l’homme a exercé son pouvoir, sa puissance ; il a rejeté toute idée d’alliance avec la nature, il a décidé de la rendre sujette, esclave dans les bons cas ; il a rejeté la nature chaque fois qu’il lui a été possible de la rejeter.

La médecine clinique examine la maladie : "Faites silence, que je perçoive les signes qui VOUS échappent et qui seuls m'importent."

Elle fait taire le mal.

D'autres pratiques, de tradition ancienne sont reprises de différentes manière par la psychanalyse. Les magnétiseurs ont compris combien il est important d'écouter le mal de remonter à une source.

Le thérapeute spiritualiste sait qu’il y a en chacun un "médecin intérieur".

 

Paracelse l’a affirmé et d’autres bien avant lui.

Mon livre l’initiation par le rêve rappelle les techniques du temple d'Asclépios où le malade était traité par incubatio, c'est-à-dire par le sommeil provoqué et déclencheur de rêves dont l'interprétation symbolique fournissait les termes du traitement. Dans cet état, le malade parvient à une relation directe avec le dieu lui-même, qui lui apparaissait en personne, et dictait la conduite thérapeutique à observer. La guérison arrivait à la fin d’un parcours initiatique.

Le malade trouvait le moyen d'une rencontre avec cette part cachée de conscience savante inscrite en chacun, il l’a transposée sous la forme d’un contact avec le divin.

Les techniques de sommeil artificiel découvertes et inventées en 1784 par de Puységur, permettait de laisser la parole à cette conscience vigilante inscrite en nous ; elle permettait le retour à l'équilibre.

 

Le travail du magnétiseur consiste à aider le malade à consentir au mouvement en lui de son propre désir de guérir.

 

Le magnétisme met sa confiance dans les ressources du malade.

Lorsque la médecine fait de l’hypnose au lieu de faire du magnétisme elle retrouve l'abus de pouvoir, le malade est asservi. La suggestion dominait le malade, la chose de l’hypnotiseur.

Le magnétiseur transmet au malade le désir de guérir, il le conduit à une mobilisation générale pour guérir.

Le médecin s’est le malade qui seul détient le pouvoir de guérir.

Le magnétiseur entraîne le malade à renouer le lien avec la vie, avec son corps, avec son esprit. Il entre en contact avec la conscience normale du malade, qu’il le conduit à négocier pas à pas le retour à la santé.

Il sait renouer avec l'être sensé du malade, il travaille avec le malade, il œuvre pour le malade

Le magnétiseur actuel doit connaître des thérapies de l’esprit, il doit les avoir vécues.

 

La relation du magnétiseur à la personne malade est fondamentale. Le magnétisme éveille la puissance de se guérir, il indique un chemin de guérison personnel et parfois aventureux, il aide la personne à choisir ce qu’elle exige vraiment ; le magnétiseur ne joue pas au thérapeute tout puissant.

Le magnétiseur entre en contact avec la personne intérieure du malade, il ouvre au malade ses propres espaces intérieurs. Freud et les problèmes du transfert apparaissent ainsi avoir raison.

La compassion peut lier le magnétiseur et la maladie.

Le malade entre dans une nouvelle perception de lui-même. Il reconnaît chez le magnétiseur les images affectives qui permettent de tirer ce dont elle a besoin pour se guérir. L’aide des défunts est fréquente, ainsi le malade rétablit sa santé en puisant des paroles de vie chez ceux qui furent piégés par la mort.

 

Les commissaires de l'Académie des sciences, en 1784, avaient bien révoqué en doute la réalité des cures magnétiques qui n'étaient à leurs yeux que des effets de l'imagination. Ils n’avaient pas tort.

Le magnétiseur reconnaît la puissance matérielle de l'imaginaire sur le biologique. Cela se sait depuis des temps lointains.

 

Le malade procède à l’élection de sa maladie (dans un mode de pensée qui est à décrypter) ; Le magnétiseur doit l’aider à devenir attentif à la capacité, qu’il détient, de choisir le chemin de sa guérison.

Il faut, pour que l’engagement soit complet, que la médecine technologique l’aide, prenne en compte l'histoire de la maladie, la motivation de ce mode d’expression, l’attente de la maladie.

Pendant que le technicien combat la maladie, le malade est seul pour résoudre une énigme qu’il s’est posé ; seul face à l'ordre des procédures médicales. Seul, sans protection devant le désir de rechute.

Le magnétiseur doit mobiliser son malade contre la maladie. Il l’engage dans un combat solitaire mais dans un combat où le magnétisme n’abandonne le malade. Solitaire, parce que le malade est seul à pouvoir agir, accompagné par le magnétiseur disponible pour indiquer le chemin de guérison.

S’engager en guérison, découvrir la vocation de la guérison, c’est un parcours initiatique. Le chemin parcouru résulte d’un choix, le chemin à parcourir résulte d’un choix, tout est à découvrir.

Apprendre à se connaître, s’écouter, se voir, se sentir, se toucher, se goûter, récupérer une conscience claire, une liberté, se rencontrer dans le miroir comme à travers l’autre, le chemin du malade accompagné par la compassion du magnétiseur est un chemin de vie.

Le malade part à la rencontre de cette instance cachée qui sait la source et le parcours et l’embouchure du fleuve ou du ru maladie.

Pourquoi ai-je choisi ma maladie, pourquoi m’appartient-elle ?

Répondre à cela, c’est s’engager sur un chemin initiatique.

 

Guérir exige un protocole de soins enseigné en faculté, exige une relation à la personne; la guérison est plus longue à venir quand le malade n’est pas reconnu apte à se guérir, apte à poser sa marque sur la maladie, apte à l’accepter ou à la refuser. Le magnétiseur mobilise la substance vitale du malade, il le renoue à la vie, à la lumière des hommes.

Le malade objet devient un consommateur de soins et de médicaments.

Le malade initié respecte les données de la technologie, il utilise en plus ses ressources personnelles.

 

Et vous qui dites-vous que je suis ?

Posez-vous la question et répondez, le père et la mère qui sont en vous ne vous abandonnent pas, l’enfant qui est en vous jouera avec vous, l’adulte tiendra compte des paramètres de la vie et des exigences de la société.


Sommaire du magnétisme.
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