mercredi 20 août 2008

Réintégration - Nouvelles: Martinisme - Franc-Maçonnerie - Thérapies Spirituelles - 3 nouveaux articles

Réintégration- Nouvelles: Martinisme - Franc-Maçonnerie - Thérapies
Spirituelles
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RéINTéGRATION- NOUVELLES: MARTINISME - FRANC-MAçONNERIE -
THéRAPIES SPIRITUELLES

* 1. L'ENFANCE DE LOUIS-CLAUDE SAINT-MARTIN

*

2. LES PHILOSOPHES ET LES ECRIVAINS RELIGIEUX - JULES BARBEY
D'AUREVILLY

*

3. DU HAUT DU SACRE COEUR

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L'ENFANCE DE LOUIS-CLAUDE SAINT-MARTIN  

2008-08-20 08:55 Louis-Claude Saint-Martin. L'enfance. Au format
pdf. 306 ko. Top[2]

LES PHILOSOPHES ET LES ECRIVAINS RELIGIEUX - JULES BARBEY
D'AUREVILLY  

2008-08-20 08:12 Les philosophes et les ecrivains religieux - Page
93 de Jules Barbey d'Aurevilly - 1860 - 457 pages ... Lorsque nous
avons ouvert le livre que M. Caro a publie sur Saint-Martin, ...
Essai sur la vie et les doctrines* de Saint-Martin, le philos ...
Top[3]

DU HAUT DU SACRE COEUR  

2008-08-19 19:24 Chante par Armand MestralL a chanson serait sur
Philippe Anthelme Top[4] Se désabonner[5]

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[2] #main
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La Loge Blanche: Argo. La Loge Blanche: Argo. [1]

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1.1. Grande citation[2] De : Geoffray d'A 1.2. Re: Grande
citation[3] De : crptrad 2. M Cyvard vous recommande cet
article[4] De : M Cyvard via Le Figaro.fr Voir tous les
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MESSAGES

1.1.

GRANDE CITATION

ENVOYé PAR : \"GEOFFRAY D'A\" GEOFFRAY.DA@FREE.FR

Mardi 19. Août 2008 17:20

Bonjour à Toutes et Tous,

Je ne résiste pas à vous transmettre une "très grande citation lue ce
jour "quelque part":

La connerie humaine est la seule approche que l'on peut avoir de
l'infini ...

Pas signée (mais sans doute de Bernard Monnier).
Beau et vrai à pleurer non ?

Justement, il pleut sur Vesoul ...

Amités et Fraternelles cordialités

Jean-Georges

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Toute la discussion [11] (2) 1.2.

RE: GRANDE CITATION

ENVOYé PAR : \"CRPTRAD\" MCYVARD@FREE.FR MCYVARD


Mardi 19. Août 2008 19:12

jg si tu commences à pleurer sur les cons et la connerie, je te tue
je t'aime bien, mais le soleil entre les gouttes de pluie, ça
commence à
bien faire

et comme j'ai vu vesoul, si le soleil n'est pas dans les coeurs, ça
risque pas de rigoler

Geoffray d'A a écrit :
> Bonjour à Toutes et Tous,
>
> Je ne résiste pas à vous transmettre une "très grande citation lue
ce jour "quelque part":
>
> La connerie humaine est la seule approche que l'on peut avoir de
l'infini ...
>
> Pas signée (mais sans doute de Bernard Monnier).
> Beau et vrai à pleurer non ?
>
> Justement, il pleut sur Vesoul ...
>
> Amités et Fraternelles cordialités
>
> Jean-Georges
>
> [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul
ont été supprimées]
>
>
>

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M CYVARD VOUS RECOMMANDE CET ARTICLE

ENVOYé PAR : \"M CYVARD VIA LE FIGARO.FR\" MCYVARD@FREE.FR
MCYVARD

Mardi 19. Août 2008 19:10

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Votre ami vous conseille de lire cet article : Le Charlatan Noeuxois
Enfin En Prison

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Bonne lecture et bonne journée,
M Cyvard via Le Figaro.fr

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En savoir+ :
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[7] #toc
[8] mailto:geoffray.da@free.fr?Subject=Re%A0%3AGrande%20citation
[9] mailto:argolablanche@yahoogroupes.fr?Subject= Re%A0%3AGrande%20citation
[10]
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[11]
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[12] #toc
[13] mailto:mcyvard@free.fr?Subject=Re%A0%3ARe%3A%20Grande%20citation
[14] mailto:argolablanche@yahoogroupes.fr?Subject=
Re%A0%3ARe%3A%20Grande%20citation
[15]
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[16]
http://fr.groups.yahoo.com/group/argolablanche/message/17141;_ylc=X3oDMTM3M3V2ZGo1BF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzEyODc2NzgEZ3Jwc3BJZAMyMTIzODAwMzYwBG1zZ0lkAzE3MTQzBHNlYwNkbXNnBHNsawN2dHBjBHN0aW1lAzEyMTkxNzE1ODcEdHBjSWQDMTcxNDE-
[17]
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[21]
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[22] #toc
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Re%A0%3AM%20Cyvard%20vous%20recommande%20cet%20article
[25]
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[36]
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[37]
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[38]
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[39]
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[40]
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[41] http://franc-maconnerie.crptrad.org
[42] http://fr.groups.yahoo.com/group/argolablanche/
[43]
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[44] mailto:argolablanche-normal@yahoogroupes.fr?subject=Envoi de
mails : Mail individuel
[45]
http://fr.groups.yahoo.com/group/argolablanche;_ylc=X3oDMTJkc201NjQ2BF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzEyODc2NzgEZ3Jwc3BJZAMyMTIzODAwMzYwBHNlYwNmdHIEc2xrA2hwZgRzdGltZQMxMjE5MTcxNTg3
[46] http://fr.docs.yahoo.com/info/utos.html
[47] mailto:argolablanche-desabonnement@yahoogroupes.fr?subject=Unsubscribe


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[thespi] Envoi groupé n° 1814

Thérapies Spirituelles Thérapies Spirituelles [1]

MESSAGES INCLUS DANS CETTE SéLECTION (1 MESSAGE)

1. M Cyvard vous recommande cet article[2] De : M Cyvard via Le
Figaro.fr Voir tous les thèmes[3] | Créer un nouveau thème[4]

MESSAGE

1.

M CYVARD VOUS RECOMMANDE CET ARTICLE

ENVOYé PAR : \"M CYVARD VIA LE FIGARO.FR\" MCYVARD@FREE.FR
MCYVARD

Mardi 19. Août 2008 19:10

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Bonne lecture et bonne journée,
M Cyvard via Le Figaro.fr

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[2] #1
[3]
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[4]
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http://www.edition-speciale.lefigaro.fr/_cvActu.asp?iduv=48956&m=1&mail=thespi%40yahoogroupes%2Efr&ids=24786&cs=MCKGSE&r=6
[8]
http://www.edition-speciale.lefigaro.fr/_cvActu.asp?iduv=48956&m=1&mail=thespi%40yahoogroupes%2Efr&ids=24786&cs=MCKGSE&r=7
[9]
http://www.edition-speciale.lefigaro.fr/_cvActu.asp?iduv=48956&m=1&mail=thespi%40yahoogroupes%2Efr&r=8
[10] #toc
[11]
mailto:mcyvard@free.fr?Subject=Re%A0%3AM%20Cyvard%20vous%20recommande%20cet%20article
[12] mailto:thespi@yahoogroupes.fr?Subject=
Re%A0%3AM%20Cyvard%20vous%20recommande%20cet%20article
[13]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/post;_ylc=X3oDMTJvN2Z0cXB0BF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRtc2dJZAMzMTk1BHNlYwNkbXNnBHNsawNycGx5BHN0aW1lAzEyMTkxNjc1MjA-?act=reply&messageNum=3195
[14]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/message/3195;_ylc=X3oDMTMzcjIybmhpBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRtc2dJZAMzMTk1BHNlYwNkbXNnBHNsawN2dHBjBHN0aW1lAzEyMTkxNjc1MjAEdHBjSWQDMzE5NQ--
[15]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/members;_ylc=X3oDMTJkcGtudml2BF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDdnRsBHNsawN2bWJycwRzdGltZQMxMjE5MTY3NTIw
[16]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi;_ylc=X3oDMTJjOGxsazJ1BF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDdnRsBHNsawN2Z2hwBHN0aW1lAzEyMTkxNjc1MjA-
[17]
http://us.lrd.yahoo.com/_ylc=X3oDMTJpMHVlYTQ1BF9TAzk3NDkwNDY3BF9wAzEEZ3JwSWQDMjM2ODIEZ3Jwc3BJZAMyMTIzODM3MTE2BHNlYwNuY21vZARzbGsDMzYwBHN0aW1lAzEyMTkxNjc1MTk-;_ylg=1/SIG=120i89lsb/**http%3A//fr.rd.yahoo.com/evt=44791/*http%3A//fr.360.yahoo.com
[18]
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[19]
http://us.lrd.yahoo.com/_ylc=X3oDMTJtbW0yaHJzBF9TAzk3NDkwNDY3BF9wAzMEZ3JwSWQDMjM2ODIEZ3Jwc3BJZAMyMTIzODM3MTE2BHNlYwNuY21vZARzbGsDdG9vbGJhcgRzdGltZQMxMjE5MTY3NTE5;_ylg=1/SIG=1243ka2s1/**http%3A//fr.rd.yahoo.com/evt=44789/*http%3A//fr.toolbar.yahoo.com
[20]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/post;_ylc=X3oDMTJjazVpMWl2BF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNudHBjBHN0aW1lAzEyMTkxNjc1MjA-
[21]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi;_ylc=X3oDMTJhMHZpNjhoBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNocARzdGltZQMxMjE5MTY3NTIw
[22]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/messages;_ylc=X3oDMTJjdGYwM2ZtBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNtc2dzBHN0aW1lAzEyMTkxNjc1MjA-
[23]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/files;_ylc=X3oDMTJkM3JvdHNrBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNmaWxlcwRzdGltZQMxMjE5MTY3NTIw
[24]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/photos;_ylc=X3oDMTJjOXE1YnJrBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNwaG90BHN0aW1lAzEyMTkxNjc1MjA-
[25]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/links;_ylc=X3oDMTJkN252czY0BF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNsaW5rcwRzdGltZQMxMjE5MTY3NTIw
[26]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/database;_ylc=X3oDMTJhcTMyc2oxBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNkYgRzdGltZQMxMjE5MTY3NTIw
[27]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/polls;_ylc=X3oDMTJkMnZiaTBrBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNwb2xscwRzdGltZQMxMjE5MTY3NTIw
[28]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/calendar;_ylc=X3oDMTJiZGxjZ3VmBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNjYWwEc3RpbWUDMTIxOTE2NzUyMA--
[29] http://www.crptrad.info
[30]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi/join;_ylc=X3oDMTJkOGpwcmQxBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNzdG5ncwRzdGltZQMxMjE5MTY3NTIw
[31] mailto:thespi-normal@yahoogroupes.fr?subject=Envoi de mails :
Mail individuel
[32]
http://fr.groups.yahoo.com/group/thespi;_ylc=X3oDMTJibW5obzNhBF9TAzk3NDkwNDY3BGdycElkAzIzNjgyBGdycHNwSWQDMjEyMzgzNzExNgRzZWMDZnRyBHNsawNocGYEc3RpbWUDMTIxOTE2NzUyMA--
[33] http://fr.docs.yahoo.com/info/utos.html
[34] mailto:thespi-desabonnement@yahoogroupes.fr?subject=Unsubscribe


----- Fin du message transféré -----


mardi 19 août 2008

[maitrespasses] Envoi groupé n° 2612

Aujourd'hui, 5 messages :

Sujets abordés dans ce résumé :

1.1. RE : [maitrespasses] chanson sur philippe anthelme nizier
De : Jean-Pierre bonnerot

2.1. Ambelain
De : crptrad

3.1. dossier de la quinzaine
De : crptrad

4. pour ronfleurs décidés à un éveil et intéress
De : crptrad

5. [Fwd: Re: Rose Circle]
De : crptrad


Messages
________________________________________________________________________
1.1. RE : [maitrespasses] chanson sur philippe anthelme nizier
Envoyé par : "Jean-Pierre bonnerot"
jeanpierre.bonnerot@wanadoo.fr bonnerotj
Date : Dimanche, 17. Août 2008 23:25

Bonjour,
Un bug informatique s'est sans nul doute inséré dans la transmission par
notre frère des paroles. Je tente de rétablire l'odre des paroles :

Du haut du Sacré-Coeur


Du haut du Sacré-Coeur
Un homme regarde la ville
Et dans le jour qui meurt
Ses yeux sont pleins de douceur

Dans son coeur règne une paix profonde
Ses deux mains s'étendent sur le monde
Aux pieds du Créateur
Là-bas du haut du Sacré-Coeur

Quand la nuit redescend du ciel
Cet homme aux yeux surnaturels
Sur Paris vient lancer l'appel :
"Aimez-vous les uns les autres
Comme disait Jésus à ses Apôtres."
Et dans les ombres de na nuit
Il prie pour l'âme d Paris

Du haut du Sacré-Coeur
Un homme a béni la ville
Il porte le bonheur
Il met l'espor dans les coeurs

Dans ses yeux règne une joie profonde
Dans ses mains il y a la paix du monde
Il prie le Créateur
Du haut du Sacré-Coeur.

-----Message d'origine-----
De : maitrespasses@yahoogroupes.fr [mailto:maitrespasses@yahoogroupes.fr] De
la part de crptrad
Envoyé : dimanche 17 août 2008 16:18
À : mmpp
Objet : [maitrespasses] chanson sur philippe anthelme nizier


[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul
ont été supprimées]

Toute la discussion (2)
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
2.1. Ambelain
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 18. Août 2008 9:10

Denis Labouré

Robert Ambelain astrologue

Une biographie astrologique

Robert Ambelain était né le 2 septembre 1907 à 10h20 à Paris. Il est
mort le 27 mai 1997 vers 19h00. Il fit ses études à Paris. Ce fut vers
1921 qu'il commença à s'intéresser à l'astrologie. Il l'étudia
principalement d'après les travaux de Junctin de Florence. Il
connaissait la langue allemande. Il fut un collaborateur assidu de la
revue CONSOLATION, 1935-1936. Il y publia divers articles sur
l'astrologie et les arts divinatoires. En 1937, il prit l'initiative
de fonder à Paris un groupe s'occupant de géomancie ; le G.E.O.M.
Robert ne fut pas à proprement parler un praticien assidu de
l'astrologie. Cet art se situait pour lui dans un ensemble hermétique
plus vaste sur lequel il jetait un regard très éclectique.

Recensons ses ouvrages consacrés à l'astrologie, en me permettant
quelques commentaires personnels.
· 1936 : Eléments d'Astrologie scientifique : Etoiles Fixes, Comètes
et Eclipses. Ce document fut tiré à 3000 exemplaires aux éditions J.
Beetmale (Paris).
· 1937 : Ephémérides de Lillith, Deuxième satellite de la Terre, -870
à 1937, en collaboration avec J. Desmoulins, éditions Niclaus fut tiré
à 2000 exemplaires. Je précise que la Lillith à laquelle ces tables
font référence n'est pas la « Lune noire » inventée quelques années
plus tard par Don Néroman, mais un deuxième satellite supposé de la
Terre, fort prisé dans les pays anglo-saxons. Notons que cette lune
noire anglo-saxonne était considérée comme une influence « occulte »
et « sexuelle ». La Lune noire de Néroman, bien que située tout à fait
ailleurs, reprendra ces attributs. Ce qui tend à confirmer la fâcheuse
habitude qu'ont les astrologues d'attribuer leurs significations aux
nouveaux facteurs célestes en s'appuyant sur de la pure spéculation,
puis à croire que ces attributs proviennent ensuite d'une longue
expérience empirique !
· 1937 et 1938 : Traité d'Astrologie Esotérique, tome 1 (Les Cycles)
en 1937, suivi du tome 2 (l'Onomancie) en 1938, éditions Adyar. La
technique enseignée par cet ouvrage se situe à mi-chemin entre
l'astrologie judiciaire et l'astrologie onomantique.
· 1942 : Le tome 3 du Traité d'Astrologie Esotérique (l'Astrologie
lunaire) est un riche recueil de 587 aphorismes issus de la tradition
et consacrés au rôle de la Lune. Il contient également 47 thèmes.
· 1958 : Le Dragon d'Or, éditions Niclaus. L'ouvrage est consacré aux
techniques magiques de découverte de trésors. Mais il contient de
nombreux aphorismes d'astrologie horaire portant sur ce sujet.
L'ouvrage sera réimprimé en 1997, après la mort de l'auteur. Dans une
postface douteuse sans grand rapport avec le sujet, il nous est
expliqué (page 228) que Robert Ambelain, ayant renié ses adhésions
chrétiennes, était donc un apostat.
· 1964 : Le Traité des Interrogations Célestes est à mes yeux son
chef-d'ouvre. Cet ouvrage, qui est pour l'essentiel une libre
traduction d'un texte de Junctin de Florence, contribuera à maintenir
le flambeau de l'astrologie horaire dans les sombres années 65 à 85.
Au nom d'une « nouvelle astrologie », les tenants de la tradition
étaient alors hués, interdits de parole ou de publication. Relisons la
fin de la préface (page 13) : « A elle seule, l'Astrologie Horaire se
dresse donc comme un sphinx, impératif et incorruptible, capable
d'interdire toute explication, toute justification au principe même de
la Mantique. Et pour cela, pour tout le merveilleux qu'elle implique,
pour ce mystère et cet inconnu qui vont de pair avec ses règles et son
ésotérisme, l'Astrologie Horaire est à nos yeux la plus haute forme de
la vieille et toujours jeune Science des Astres. » L'ouvrage sera
réédité par Robert Laffont en 1971.
· 1991 : Koré. La dixième planète tente d'expliquer que les
astrologues iraniens évoquaient l'existence d'une planète inconnue.
Robert en propose les éphémérides et quelques applications pratiques.
· 1993 : Retour à Samarkande rappelle d'importantes notions sur les
étoiles fixes, le zodiaque, les parts, les demeures lunaires, les
révolutions solaires et les directions.
· 1994 : Retour à Alexandrie est consacré à l'astrologie mondiale des
anciens. Plus particulièrement orienté vers l'astrologie arabe et sa
façon d'interpréter les éclipses, les maîtres de l'année, les
conjonctions de Jupiter et Saturne et autres techniques de ce type.

Comme dans toute ouvre, le lecteur cultivé trouvera des joyaux et des
scories. Comme Robert Ambelain avait horreur de se faire relire par
d'autres, il n'a pas échappé à d'inévitables bourdes. Je me souviens
de l'impétueux Max Duval rouge de colère quand il évoquait
l'interprétation (très) libre que Robert avait faites des textes
arabes à propos du zodiaque !

Quelques souvenirs personnels

Jeune astrologue inconnu, j'eus un jour l'outrecuidance d'écrire
directement à Robert Ambelain. Je lui expliquais que j'allais à Paris
et que je serais heureux de le rencontrer. A ma grande surprise, il me
reçut. Il m'ouvrit, en tenue très décontractée, bien planté dans ses
célèbres pantoufles et il m'invita à boire une bière. Je le revis
plusieurs fois dans les années qui suivirent.

A quelques exceptions près, nos conversations sont restées centrées
sur l'astrologie et les arts divinatoires. Bien que très impliqué dans
ce monde, je n'abordais les questions initiatiques que rarement. En ce
domaine, il était très amer quand il voyait agir les petits maîtres
qui lui succédèrent, et qui ont depuis fini de ruiner son héritage.

Il savait faire preuve d'humour. Quand je l'interrogeais au sujet de
sa profession, il me répondait : « astrologue préfectoral ». De quoi
s'agissait-il ? « On m'avais mis dans un bureau avec une machine à
écrire, mais je n'avais rien à faire de la journée. Aussi, j'en
profitais pour écrire mes livres. »

Bien que très suspicieux à propos du zodiaque sidéral (il changera son
point de vue dans son dernier livre), Robert acceptera de préfacer le
Manuel d'astrologie divinatoire que j'avais écrit en collaboration
avec Chantal Etienne. Avec Chantal, afin d'éviter les dérives de la
part des lecteurs, nous n'avions pas reproduit dans ce manuel les
règles décrivant les voleurs. Robert me l'avait gentiment reproché en
me disant qu'il fallait abandonner ce type de scrupule. Il fallait
transmettre l'astrologie sans complexe, sans céder aux censures du
milieu astrologique ambiant. J'ai retenu la leçon. Dès les premières
années, il avait accepté d'être membre du comité de patronage de ma
revue La Recherche Astrologique dont la publication commença en 1984.

Robert veillait à ce que la tradition ne se perde pas. Il savait
transmettre. Dans un courrier du 29 décembre 1989, il me demandera de
reprendre le flambeau du G.E.O.M. en réunissant un petit groupe sous
la forme de mon choix. Ce sera fait. En 1990, il me donna des
baguettes de Y-King, avec l'étui qu'il avait lui-même bricolé, une
transmission et un rituel d'interrogation de son cru.

Ne croyant pas du tout à la notion d'astrologie scientifique, il
pensait que l'astrologie relevait de l'hermétisme et des arts
divinatoires. Malgré ma jeunesse, nous étions en communion d'idées sur
ce point. Aussi m'avait-il donné à titre confidentiel deux documents :
· en 1986, une invocation composée essentiellement d'extraits du Livre
d'Enoch qu'il me recommandait d'utiliser lorsque j'interprétais une
interrogation.
· en 1990, un rituel d'interrogation plus sophistiqué (et complexe !)
qu'il avait lui-même rédigé à l'intention des praticiens de
l'astrologie horaire.
Il m'avait demandé de ne publier ces documents qu'après sa mort. Pour
lui, l'atmosphère du milieu astrologique de l'époque ne se prêtait
guère à prôner publiquement cet aspect occulte de l'astrologie. Après
sa mort, j'ai donc inclus ce texte dans mon cours L'aspect occulte de
l'astrologie. Aujourd'hui, je le publie dans L'Esprit des choses pour
qu'il ne se perde pas.

Quelques extraits de courriers

Voici quelques extraits de courriers reçus de Robert. J'ai uniquement
retenu ce qui concernait l'astrologie et les arts divinatoires. Je
suis évidemment impliqué dans certains passages, mais je les ai tout
de même cités. Car tous comportent des pistes de recherche ou des
détails qui peuvent être utiles aux chercheurs futurs.

Paris, le 13 novembre 1986 : « Merci de votre envoi. Je vais le faire
traduire pour l'anglais, car pour le sanscrit, ce n'est peut-être pas
très utile. Je crois que nous ne sommes pas faits pour entrer en ce
courant, un peu particulier. Nous sommes, psychiquement, d'hérédité
judéo-chrétienne, avec à l'arrière-plan, un peu de celte. Par
conséquent c'est en cette tradition que nous devons rechercher nos
procédés d'action. Même cette Kabale chrétienne, qui fait sursauter
les kabalistes hébreux (ils ont raison !), est pratiquement valable.
Vous trouverez ci-joint un essai, jeté à la hâte sur le papier il y a
bientôt un an, justement en vue d'élaborer un rituel d'interrogation
astrologique. Il est peut-être un peu compliqué, mais il y a toujours
moyen de simplifier sans rien perdre. En tous cas, j'insiste sur la
pratique nocturne, le Soleil étant en maisons IV ou III. Pour moi,
cela ne me pose pas de problèmes, car je me couche généralement vers
21 heures, et me lève vers 1h30 ou 2h00, pour me recoucher vers 4 ou 5
heures du matin. Sauf si la télévision donne quelque chose de bien (.
?.). »

Paris, le 4 décembre 1986 : « Notez que si l'on prend le degré natal
dans le Calendrier Thébaïque de Christian, avec les deux degrés
précédents et les deux suivants, soit cinq en tout, on a déjà un petit
horoscope, qui, uni aux présages du Signe natal du mois, donne un
aspect très correct du sujet de l'horoscope. En ce qui concerne le
thème hindou en carré, j'avoue avoir peu d'attrait pour ce procédé. Je
préfère celui des astrologues médiévaux, en carré, avec ses douze
triangles. Il exige le tracé préalable de seize lignes droites, nombre
des Entités divinatoires de la Géomancie, cette Astrologie terrestre.
Il évoque quatre autres triangles intérieurs, sous-entendant peut-être
un Juge, deux Témoins et une Sentence, comme en Géomancie. Eléments
issus sans doute de calculs analogues à ceux des parts. »

Paris, le 12 décembre 1986 : « En ce qui concerne la représentation du
ciel astrologique, je reste résolument fidèle au "miroir du diable"
comme le surnommait Choisnard ! Les divers types sont pour moi des
fantaisies, loin d'être aussi pratiques que le bon vieux thème de
l'Occident médiéval. Revenant à l'astrologie, je crois que tout ce que
Junctin a rassemblé et que Volguine a publié en ses Révolutions
solaires selon Junctin de Florence, est bien touffu. Il me semble que
la divination possède des clés plus simples ! En effet, si vous avez
les deux tomes de mon Astrologie Esotérique, prenez le tome II
consacré à l'Onomancie. Il y a des tables aux pages 140, 141 et 142.
Il me semble que si ce procédé est valable pour l'Onomancie et son
ciel (très compliqué !), on doit pouvoir en établir l'équivalent en
Astrologie judiciaire. Pour moi, le Maître de l'Année dont nous parle
Junctin en ses révolutions, est à extraire d'une de ces tables.
Ci-joint un essai reposant sur l'ordre supérieur des Jours, en vertu
de l'adage « un jour égal un an, un an égal un siècle », tiré de
l'Ecriture (Pierre, Ep. III,8). Il semble que cela donne de bons
résultats. Le Maître du cycle de 7 années, son aspect avec celui de
l'année, leurs positions en Signe, Maison, tout ceci se retrouve en
notre vie. »

31 mars 1987 : Je suis de l'avis de Patrice Genty, on a matérialisé
l'Astrologie. La véritable a une âme ésotérique, occulte, dont
l'actuelle n'est qu'une caricature. C'est à ce retour que je vais
m'attacher en un prochain livre. Que fait-on des maîtres des Jours,
qu'il ne faut pas oublier si on admet les maîtres des Heures et les
maîtres des Années ? Il y a là une chaîne extraordinaire. L'Univers
est un vaste ordinateur, ou tout est programmé. Mais l'Ingénieur qui a
calculé le programme n'est pas l'Ouvrier qui l'a réalisé. Et ne voir
que l'Ordinateur, c'est oublier les auteurs de l'ensemble !

Paris, le 13 avril 1987 : « J'ai beaucoup aimé votre expression
"calendrier divinatoire", car elle est parfaite ! Il faut bien dire
que nous sommes en possession de multiples éléments catégorisant les
fractions du Temps, et nous ne nous en servons pas.Je prépare un
nouveau livre sur l'Astrologie des Arabes, telle qu'elle se pratiquait
aux Xe/XIIIe siècles, vers Samarcande ! Il y a encore là-bas
l'observatoire de Ouloug-Beg, petit-fils de Tamerlan, qui nous laissa
des Tables, que s'appropria Alphonse X de Castille dans les
universités maures de Cordoue, Séville, etc. C'est une astrologie
reposant sur des astres réels, mais interprétée avec des influences
planétaires cycliques et occultes, hiérarchisées. »

Nice, le 16 mai 1987 : « J'ai bien sur rencontré des amis de notre
obédience, notamment un médecin, acupuncteur, fervent de tout ce qui
est asiatique, et qui va quelquefois en Chine (Formose) et Hong Kong.
Il a reçu d'un de ses amis revenant d'Iran, un petit astrolabe arabe,
en cuivre, réceptionnant 4 plaques intérieures avec curseur, et
permettant d'établir 4 domifications différentes. Le tout est grand
comme une main ! Cela a du appartenir à un astrologue itinérant, cela
est facile à dissimuler.Je vais lui demander une copie des pièces.
Cela peut me servir pour mon « Astrologie des Arabes » en cours
d'élaboration. En ce qui concerne l'importance de Saturne, j'ai noté
celle de ses retours à sa position natale, sorte de « révolution
saturnienne ». Cela donne une idée générale de la vie pour une période
de 29/30 ans. Et quatre retours de Saturne à sa position natale = 120
ans ! Je vous donnerai un article sur cela à mon retour à Paris. »

Nice, le 13 mai 1988 : « Voici une conclusion importante, en tout cas,
que ce résultat [l'élection de François Mitterrand], contredisant tout
le monde ! Il a été élu, mais pas à « touche-touche ». J'ai donc
repris le thème : 26 octobre 1916, Jarnac. Il est maintenant certain
que "vers 4h15 du matin" est une heure fausse. D'où vient ce "vers"
d'ailleurs ? De lui évidemment. J'ignore ce que dit l'état-civil. Mais
prenez 6h30 ; vous avez l'AS en Scorpion, avec le Soleil en I en
Scorpion, le Sgr de la Xe en I. Si ce n'est pas celui que ses amis du
PS nomment, tantôt "le Florentin", tantôt Machiavel. Mais, même avec
le banal thème solaire, le Signe de naissance en I, on le retrouve
également. Du moins, on l'aurait ! »

Paris, le 29 décembre 1989 : « Vous viendrez si possible avant le
printemps chez moi, je vous remettrai oralement toutes les données
essentielles, un résumé du rituel, certains accessoires matériels, et
vous montrerai des objets rarissimes. J'ai eu la chance de recevoir
bien des éléments de la tradition véritable, de source vietnamienne,
et aussi des objets qu'on ne trouve jamais chez les antiquaires. Vous
recevrez également une filiation par un rituel que vous pourrez mettre
en pratique avec des éléments valables de votre milieu. Notez qu'en
cette tradition, ce sont les ancêtres qui sont interrogés. J'avais,
avant la guerre, rassemblé quelques géomanciens au sein du GEOM
(Groupe d'Etudes Occultes et Magiques). Ce sera un peu cela, quoique
la Géomancie arabo-européenne ne soit qu'un tronçon du grand Yi-King
rituel, plus simple en ses interrogations. Une exigence absolue : ne
prenez que des gens qui soient au courant de la géomancie banale. Pas
de curieux ! »

Paris, le 23 janvier 1990 : « Vous trouverez ci-joint (enfin !) une
Invocation destinée à ritualiser, comme vous me l'aviez demandé jadis,
une interrogation astrologique. Ce sont des extraits de certain
chapitre du Livre d'Hénoch. Ce texte pourra être intégré dans le
Sacramentaire des Rose-Croix, au chapitre des dons occultes. J'avais
établi un rituel un peu plus long, adapté à l'emploi d'un almadel
astrologique, de quatre Flambeaux et d'un Cristal au centre. Comme
très souvent, j'ai demandé ensuite à la Géomancie si cela se trouvait
être conforme. La réponse a été non aux Flambeaux (Carcer), et non au
Cristal (Tristissia) : je n'insiste donc pas. J'ai toujours été
conduit dans la voie de la vérité lorsque j'ai interrogé pour un motif
élevé : Oracle égyptien, ou Géomancie. Choisissez une date favorable
selon votre ciel natal, pour venir à Paris recevoir une instruction et
des objets quant au Y-King ; une seule restriction, tout ceci doit
demeurer confidentiel tant que le livre n'est pas paru. Vous ne
pourrez donc pas transmettre pour le moment. » Vous trouverez
l'invocation citée dans ce courrier à la fin du présent document.

Paris, le 2 novembre 1992 : « Tu vas recevoir un nouveau livre.sur
l'Astrologie des Arabes. C'est le retour à l'Antique ! Je te cite pour
tes Etoiles Fixes, et je développe la théorie du thème en carré. »

En conclusion

Enfin, et comme les plus grands astrologues, Robert avait prédit sa
propre mort. A plusieurs d'entre nous, il avait annoncé qu'il mourrait
à 89 ans. Avec plusieurs amis, nous avions discuté de ce pronostic
avant qu'il se réalise. Il s'est accompli. Il est ainsi sorti par la
grande porte, avec les honneurs. Quelles que soient les inévitables
carences du personnage et de ses livres, son message perdurera.
L'astrologie fut, est et restera un art divinatoire. L'astrologie est
l'art d'interroger le divin comme le Yi-King est l'art d'interroger
les ancêtres

http://www.astrocours.fr/


Toute la discussion (3)
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3.1. dossier de la quinzaine
Envoyé par : "crptrad" mcyvard@free.fr mcyvard
Date : Lundi, 18. Août 2008 10:21


(certains schémas disparaissent, mais vous retrouverez ce dossier sur le
site dans quelques temps)


L'initiation numéro 1 1958
- 3 -
La Vie de Louis-Claude Saint-Martin

CHAPITRE PREMIER
PÉRIODE PRÉPARATOIRE
Louis-Claude de Saint-Martin naquit à Amboise, en Touraine, le 18
janvier 1743. Sa mère était morte peu de temps après sa naissance. Aussi
fut-il élevé par sa belle-mère et son père, gens fort pieux nous dit M.
Matter. Il fut placé au collège de Pont-Levoy. Parlant de son enfance,
Saint-Martin remarque lui-même qu'il a « peu d'astral » ce qui doit
s'entendre au point de vue actif, mais non, comme le montre sa vie, au
point de vue réceptif. Nous avons affaire, en effet, à un admirable
intuitif, mais à un piètre dispensateur de fluides physiques. Il se
rattrapera sur le rayonnement intellectuel et surtout spirituel.
On le destine à la robe. Aussi, après le collège, fait-il son droit et
nous le trouvons un beau jour avocat du Roi au siège présidial de Tours.
Là commence la lutte entre l'Esprit, encore caché, qui illumine le corps
du jeune avocat et le monde extérieur. Tout rempli des idées de Justice,
le malheureux se butte aux taquineries de la jurisprudence (1) et
s'écrie lui-même : « Je n'ai jamais pu savoir, pendant l'espace de six
mois, qui, dans une cause jugée, avait gagné ou perdu son procès, et
cela, après plaidoiries, délibérations et prononcés du président entendus. »
Sur sa demande, son père lui fait quitter la robe et il embrasse la
carrière des armes.

LE RÉGIMENT DE FOIX - L'initiation
Grâce à la recommandation du duc de Choiseul, il reçoit un brevet
d'officier au régiment de Foix. Sa nouvelle carrière lui laisse des
loisirs utilisés largement par la lecture et la méditation, car après
avoir parcouru tout le cycle des philosophes à la mode, notre lieutenant
cherchait toujours sa voie, peu satisfait des solutions proposées, au
problème de la destinée humaine, par les systèmes du temps.
Il est amené à se lier avec un officier de son régiment, M. de
Grainville. Cet officier est initié à une société occulte très
importante ayant pour chef Martines de Pasqually. Ce dernier a épousé la
nièce du major du régiment de Foix (2). M. Matter dit (p. 8) que ce
régiment tenait garnison à Bordeaux. Des lettres de Martines et surtout
celles du 13
(1) Et cependant les ouvrages de Burlamaqui devaient exercer une grande
influence sur son esprit.
(2) Voy. Lettres de Martines de Pasqually de 1767, dans notre ouvrage
sur Martines.

- 4 -
août 1768 et du 2 octobre 1768 montrent que c'est là une erreur, ou tout
au moins que la portion du régiment où était Saint-Martin n'était pas à
Bordeaux continuellement. En effet, le 13 août 1768, Martines dit: « Je
vous fais part que Monsieur de Saint-Martin m'écrit qu'il doit venir
passer son quartier d'hiver ici, peut-être avec le T.P. Maître de
Grainville. J'attends pareillement le T.P. Maître de Balzac.
Saint-Martin est encore Monsieur, il n'est pas initié. Mais le 2 octobre
de la même année nous apprenons l'arrivée des amis annoncés et cette
fois il est le Maître de Saint-Martin. II a été initié dans ce laps de
temps. Par qui ?
Par le capitaine de Grainville ? Tout semble le faire supposer ; mais un
passage d'une lettre de Saint-Martin lui-même (3) nous incite toutefois
à attribuer la plus grande part dans cette action au Maître de Balzac.
La vérité est que tous les deux doivent y avoir travaillé.
Saint-Martin a, à cette époque, vingt-cinq ans. Il est officier depuis
l'âge de vingt-deux ans.
INFLUENCE DE MARTINES DE PASQUALLY
C'est à ce moment que Saint-Martin assiste au premier phénomène sensible
produit par Martines et s'identifie avec le Phil... Inc... pour la
première fois.
De tous les documents que nous possédons et de la lecture des lettres de
Saint-Martin à Willermoz, il ressort bien certainement que l'exercice de
la .Magie cérémonielle constituait la voie employée par Martines pour
amener ses disciples à l'illuminisme.
Les critiques s'efforcent en vain de chercher par quels arguments
philosophiques le maître amena le jeune lieutenant à ses idées. II n'y a
pas de discussions métaphysiques dans ce cas, il n'y a que des faits.
Après avoir tracé ses cercles, établi les noms sacrés, disposé les
luminaires et placé les récipiendaires, Martines prononçait les
invocations et les conjurations et alors apparaissaient une foule
d'êtres jusqu'alors invisibles formant ce qu'on appelle des
Matérialisations dans la langue des spirites contemporains. Mais il n'y
avait pas de médium endormi et la Magie était seule mise en oeuvre.
L'effort des disciples portait ensuite sur l'obtention de pareils
phénomènes sans l'assistance du maître.
Où M. Matter a vu juste c'est quand il déduit, des phrases de
Saint-Martin, son peu de goût pour la Magie ; mais il faut ajouter que
la Théurgie, synthétisée dans la Prière, la Méditation et l'exercice de
la Charité, eut tous ses suffrages. N'anticipons pas, retenons seulement
ce fait que Martines est surtout un Mage et que Saint-Martin deviendra
un Théurge.
Dès maintenant il est avéré, tant par les lettres de Martines (août et
octobre 1768) que par celles de Saint-Martin (avril 1771) que ce dernier
a passé par toutes les filières des grades de la Société-mère et
qu'après avoir reçu, en une fois, les trois grades symboliques :
apprenti, compagnon, maître ; il a reçu, aussi en une fois et par M. de
Balzac, les trois grades d'élu et de Cohen et qu'il en est là quand il
(3) Il est vrai que j'ai reçu les trois grades (de cohens) à la fois ;
mais je ne sais pas si cela en vaut mieux c'est M. de Balzac qui me les
conféra. Lettre du 12 Août 1771 (p. 3).

- 5 -
arrive à Bordeaux le 2 octobre 1768. Les déductions de M. Matter (p. 72,
chap. VI) sont donc erronées sur ce point.
De 1768 à 1771, Saint-Martin travaille à Bordeaux et il sert de
secrétaire à Martines. C'est pendant ce temps qu'il est mis au courant
des minutieux détails de la pratique. C'est cette fonction de secrétaire
qui lui permet d'entrer en relation par correspondances avec Willermoz,
chef de la Loge des Cohens à Lyon et dont nous avons déjà parlé
antérieurement dans nos deux études précédentes. Occupons-nous donc
surtout de Saint-Martin.
Les lettres du 4 mars 1771 et du 25 mars ont trait à des détails de
pratique. - Signalons toutefois dans la dernière lettre la belle pensée
suivante :
« C'est beaucoup avancer que de souffrir. Il n'est point de tribulations
dont la Justice ne nous tienne compte, si nous sommes assez fermes, pour
percer jusqu'à ce germe de bien qu'elles enveloppent toutes. »
Les lettres du 5 et 20 mai 1771 annoncent un voyage de Martines à Paris,
celle du 24 mai annonce son retour. Saint-Martin est toujours à Bordeaux
occupé à copier des cahiers et des rituels. - Notons, en passant, que
l'initiation chez les Martinésistes est individuelle et faite en la
seule présence de l'initié et de l'initiateur. Le nouveau frère est
seulement présenté à la séance de loge, après son initiation.
C'est en cette année 1771 que, d'après M. Matter (p. 33), Saint-Martin
quitte le régiment pour se livrer à sa vie mi-contemplative mi-active
par rapport à la propagande des grandes vérités. Notre ex-lieutenant
avait alors 28 ans.
M. Matter se demande si le philosophe en quittant l'armée n'alla pas
soit à Amboise, à Lyon ou à Paris, p. 34). Les lettres que nous publions
répondent qu'il resta tout simplement à Bordeaux dont il ne partira que
deux ans après, en mai 1773. - Toutes les déductions de M. Matter sont
donc encore erronées sur ce point.
La lettre du 8 juin 1771 confirme la naissance du fils de Martines et
les bonnes relations de ce dernier avec le prince de Rohan, alors
archevêque de Bordeaux. Soulignons simplement l'apparition du futur
cardinal, héros du procès du Collier. Toutes les autres lettres jusqu'à
celle de janvier 1772 ont trait à la pratique ou à des frères dont nous
reparlerons plus tard. Celle du 13 mai 1773 nous arrêtera un instant car
elle nous annonce que Saint-Martin a quitté Bordeaux, pour la première
fois sans doute depuis 1768, et qu'il est à Tours. Citons-en cette belle
pensée :
« Ce n'est point sur nos succès que nous devons nous mesurer ; c'est sur
l'état de paix, de confiance, d'humilité et de courage où nous nous
trouvons ; le reste est entre les mains de celui qui nous conduit et si
nous pouvions ne jamais oublier qu'il ne nous doit rien la patience nous
soutiendrait toujours et fermerait la bouche aux murmures. »
Cette lettre est la première signée R. + (Rose-Croix). Saint-Martin a
été initié à ce grade le 17 avril 1772 et nous allons reproduire la
lettre de Martines qui annonce ce fait, lettre dont nous avons donné une
photographie p. 47 de notre étude sur Martines.
Ce 17 avril 1772.
Je vous fais part de l'acquisition que nous avons faite dans nos Cercles
vertueux de Bordeaux +++

- 6 -
Après avoir passé et repassé nos émules de Saint-Martin et de Sères par
notre scrutin ordinaire et extraordinaire en conséquence des ordres qui
nous ont été donnés les avons reçus et ordonnés RR. ++ en cette...
considération invitons sous peine de prévarication, de reconnaître nos
susdits émules pour tels qu'ils ont été proclamés dans le cercle,
assurant que foi doit être ajoutée en tout ce qu'ils proféreront pour ou
contre l'avantage de l'ordre et de ses émules. Par cet effet leur avons
délivré quatre chartes pour en faire l'usage qu'il conviendra selon
leurs obligations à quoy ils persistent. En cette considération avons
mis nos caractères ordinaire.
(Suivent les caractères secrets).
Le 16 août 1773, Saint-Martin accepte d'aller à Lyon, maintenant qu'il a
rendu ses devoirs à son père. Il écrit encore le 30 août pour annoncer
son arrivée pour le 10 septembre 1773. C'est là qu'il fait la
connaissance de J.-B. Willermoz avec qui il correspondait depuis deux
ans. Il a 30 ans.
RENCONTRE AVEC WILLERMOZ - LYON
A l'encontre de M. Matter, je ne pense pas que Saint-Martin ait encore
de grandes relations mondaines. A part les frères de l'école avec qui il
est en correspondance, comme de Grainville (qu'il estime
particulièrement) de Balzac, d'Hauterive, l'abbé Fournier, Willermoz,
son cercle d'amis mondains est encore très étroit. Ce n'est qu'après son
voyage en Italie et après l'apparition du premier volume qu'il s'étendra.
Le séjour de Saint-Martin à Lyon dure à peu près un an. C'est à ce
moment qu'il se livre à des recherches hermétiques ; mais sans aborder
les problèmes du mesmérisme, ce qu'il ne fera que bien plus tard.
En octobre 1774 il fait, en compagnie du frère de Willermoz, un médecin,
un voyage en Italie.
Le 2 octobre 1774 il écrit de Gènes où il est arrivé après un voyage par
mer depuis Nice.
SAINT-MARTIN CONTINUE SA PERSONNALITÉ
SON VOYAGE EN ITALIE
Les souvenirs relatés dans le « Portrait historique » ont du être
infidèle car ce voyage est annoncé comme ayant été fait en 1775 alors
que les lettres permettent de rétablir la vraie date. La cause du voyage
nous apparaît aussi très claire. C'est l'accompagnement du frère de
Willermoz. Ce dernier tombe malade à Cône d'où partent deux lettres le
11 et le 21 octobre ; mais il se rétablit vite et on revient vers Lyon.
Je pense qu'il y a peu de propagande occulte à chercher dans ce voyage.
Notons seulement un avertissement en rêve, raconté dans la lettre du 21
octobre. La grande occupation de Saint-Martin à ce moment est la
préparation de son premier recueil ; composé avec les enseignements
donnés par « l'Agent inconnu » qu'il a dû entendre pendant son séjour
avec Martines et qui reviendra plus tard au milieu des frères de Lyon.
C'est en effet en 1775 que paraît le livre Des Erreurs et de la Vérité
et l'auteur fait les plus grands efforts pour rester une simple
incarnation du « Philosophe Inconnu » de l'École.
Ce livre fait une profonde impression dès son apparition, et nous
trouvons Saint-Martin revenu à Paris le 30 juillet 1775.
Son séjour à Lyon (y compris ce court voyage d'Italie) a duré presque
deux ans ; qu'il a sans doute consacré à réunir les notes pour

- 7 -
son volume, et à se perfectionner dans la méditation et la pratique. Les
divergences d'idées commencent à ce moment à se manifester avec
Willermoz. Insistons un peu sur ce point.
Willermoz, officier de presque tous les rites maçonniques ; habitué aux
loges et aux réunions est, avant tout, un réalisateur. Pour lui la
diffusion progressive du Rite des Élus Cohens doit marcher de pair avec
celle des autres rites. Aussi recherche-t-il particulièrement le travail
collectif.
Saint-Martin, au contraire, plus il médite, plus il s'affermit comme un
partisan des initiations individuelles. Chaque membre de l'ordre est
choisi et instruit avec le plus grand soin et individuellement. Sa
diffusion initiatique est aussi plus lente ; mais plus sûre. Enfin les
formes maçonniques qui plaisent tant à Willermoz répugnent à Saint-Martin.
Mais ces dissentiments seront toujours de surface et l'inaltérable
amitié des deux grands initiés de Martines planera sans cesse bien
au-dessus de ces boutades et de ces querelles passagères dans lesquelles
Saint-Martin se donne toujours tous les torts pour ne pas froisser ses
chers amis.
A ce moment, la vie mondaine du jeune philosophe a commencé ;
c'est-à-dire qu'il a décidé de se donner à son apostolat dans le grand
monde parisien. Les dehors légers cachent, au contraire, la poursuite
d'un but bien défini et qui a échappé à l'oeil, pourtant si perspicace,
des critiques. Nous aurons l'occasion de parler de ces relations sur
lesquelles M. Matter donne, du reste, d'abondants détails.
Poursuivons l'analyse de nos lettres.
L'ABBÉ FOURNIER
Le 9 juin 1776, Saint-Martin annonce qu'il part pour Bordeaux rejoindre
l'abbé Fournier. II a été d'abord auprès de son père et de sa soeur. «
J'ai trouvé les miens, ou au moins partie des miens, changés à leur
avantage ; soit que je le sois moi-même au mien et je n'en doute pas
après les leçons de prudence et de conduite que j'ai prises près de
vous, soit que les liens du sang se fassent sentir, je trouve que nous
nous entendons mieux et que ma marche n'est plus ce qu'elle était il y a
trois ans.
Cette lettre nous apporte aussi quelques renseignements sur l'effet
produit par « Le Livre » (Les Erreurs et la Vérité).
De Bordeaux où il est resté jusqu'au 12 juillet, il part pour Toulouse
(lettre du 6 juillet) il fait tout d'abord un grand éloge de l'abbé
Fournier.
Nous voyons que le Philosophe vient de refuser l'appui d'une « personne
considérable » qui voulait s'intéresser particulièrement à son sort. On
verra le détail dans la lettre en question.
Il a eu aussi affaire à un « Général » instruit par d'Hauterive et
devant qui il a gardé la plus grande réserve.
TOULOUSE
Parlons un peu en détail du voyage de Toulouse. Voici tout d'abord ce
qu'en dit notre auteur : « Le marquis d'Hauterive, me sachant ici, m'a
engagé à profiter du voisinage de Toulouse pour y accompagner l'abbé qui
y est annoncé et attendu depuis longtemps. L'abbé ne peut pas quitter la
ville pour des raisons que vous verrez plus bas ; alors j'ai pris le
parti d'écrire à M. de Percin et de lui faire part de l'invitation

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que me faisait d'Hauterive et des entraves qui retenaient l'abbé, sans
cependant le mettre au fait. Je lui mande de me faire savoir s'il est à
Toulouse et que, s'il y est, je me propose de l'aller visiter. Il m'a
répondu une lettre très instante et très chaude. En conséquence, je pars
demain et serai rendu près de lui le 12 du courant. »
C'est donc le 12 juillet 1776 que Saint-Martin arrive à Toulouse. Il
faillit s'y marier, si l'on en croit son Portrait historique (303) cité
par Matter.
« J'ai joui. à Toulouse, de la Société d'une très aimable famille, les
Dubourg, et j'ai eu occasion d'y voir MM. Villenouvet, Rochemontès,
Quellus, Labadens, Mazade homme de beaucoup d'esprit. Les charmantes
promenades de Rochemontès me resteront longtemps dans la mémoire. La
situation est magnifique. J'ai été frappé de la bonté des âmes pures que
j'ai rencontrées dans la délicieuse famille Dubourg. Il y a été question
de quelques velléités de mariage pour moi, premièrement avec l'aînée
Dubourg et ensuite avec une anglaise nommée Mlle Rian. Mais tous ces
projets se sont évanouis, comme tous ceux qui n'ont tenu qu'aux choses
de ce bas monde. Car mille expériences m'ont appris qu'en vain le sort
tenterait de me lier à lui et que je n'étais né que pour une seule
chose. Heureux, heureux si les circonstances n'eussent pas laissé si
souvent ma faiblesse à elle-même et ne m'eussent pas exposé par là à
descendre au lieu de monter comme je n'aurais dû cesser de le faire. »
Pourquoi cela est-il daté 1778, alors que les faits se passent deux ans
plus tôt ? N'a-t-on pas confondu la date du fait avec celle de sa
relation ? C'est ce qui doit être probable, car nous relèverons
plusieurs erreurs de ce genre dans les « Portraits ».
Le séjour à Toulouse n'a pas dû être très long. Mais rien ne nous permet
de l'apprécier, car la lettre suivant est datée de Paris, 23 mars 1777.
Nous y trouvons quelques indications sur les relations parisiennes du
jeune Philosophe qui a maintenant 34 ans.
C'est ainsi que nous apprenons que Madame de La Croix (la dame de haute
importance précédemment indiquée) a reçu une réponse de Caignet, le
successeur de Martinès à la tête de l'ordre .
On ne doit recevoir de femmes dans l'Ordre qu'après examen sévère de
leurs facultés supra-humaines et autorisation directe des Guides
invisibles. Il faut attendre pour recevoir M. de Brancas ainsi que
l'abbé de Grillon.
VERSAILLES ET PARIS
Saint-Martin fréquente beaucoup chez le prince de Luzignan, et il va
fréquemment à Versailles ainsi qu'en témoigne sa lettre du 1er avril
1778. Nous apprenons aussi, dans cette lettre, les relations des
Martinistes avec Savalette de Langes qui s'occupait tant des conférences
et des réunions maç.: à cette époque.
A Versailles Saint-Martin a vu plusieurs frères de l'Ordre : MM. Roger,
Boisroger, Mallet, Jance (ou Gence se demande M. Matter), Moret, mais la
plupart, dit-il avaient été initiés pour les formes.
Les lettres vont maintenant se faire rares et apparaîtront seulement une
fois par an ou peu s'en faut. Après celle du 24 août 1778 signalant
l'arrivée d'un paquet de documents envoyé d'Amérique nous n'en trouvons
plus une que le 28 mars 1779. Nous y apprenons la mort du successeur de
Martinès à la tête de l'Ordre le P. Maître Caignet de Lester. On ne sait
qui il a nommé pour lui succéder.

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Les membres les plus actifs de l'Ordre sont à ce moment : Saint-Martin,
poursuivant ses initiations individuelles, Willermoz continuant ses
recherches poursuivies collectivement ; puis d'Hauterive, de Grainville
et quelques autres. Savalette de Langes est à l'écart.
Le 18 décembre 1780, Saint-Martin prévient ses amis de Lyon de la
curiosité de Mme la maréchale de Noailles, qui, devinant en lui le
Philosophe inconnu, est après lui comme un furet. Toutes les précautions
doivent être prise pour la dérouter. Cette année il a été passer
quelques jours chez le duc de Bouillon.
Le 8 mai 1781 apprenons la maladie du F. Tavannes, qui part pour Lyon
accompagné de Court de Gébelin. Outre ce dernier, nous voyons encore,
cité dans cette lettre, Savalette de Langes dont il a déjà été question
et Duchanteau, l'auteur d'un calendrier magique qui sera fort estimé
plus tard par Eliphas Lévi.
Presque aussitôt suit une seconde lettre (18 mai 1781) annonçant, à mots
couverts l'apparition du second volume de Saint-Martin (le Tableau
Naturel) et nous faisant part d'une courte maladie de l'auteur.
Nous entendons parler de M. de Virieu et quelques notes concernant Court
de Gébelin font pressentir qu'il a dû être initié aux grades inférieurs
de la Société. D'Hauterive est parti de Toulouse pour Orléans.
La lettre du 7 juillet 1782 concerne des affaires de Willermoz pour
lesquelles des Fermiers généraux peuvent être utiles. Parmi les noms de
ces derniers, nous remarquons celui de Delaage. Saint-Martin parle aussi
de l'Influenza dans sa lettre.
Passons sur le 10 février 1783 pour nous arrêter à l'envoi du 10 mars de
la même année. Cette lettre est un morceau sublime par l'élévation des
pensées autant que par son caractère vraiment chrétien.
L'année suivante (1784, 3 février) nous apprenons une grande nouvelle.
Le Philosophe vient de prêter serment à la Société occulte fondée par
Mesmer. C'est cette société qui forme le noyau d'où sortira plus tard la
Société de l'Harmonie. C'est surtout avec Puységur, qui découvrit la
lucidité somnambulique, que travailla Saint-Martin.
Le 29 décembre de la même année des détails complémentaires nous sont
fournis. C'est ainsi que nous connaissons le quartier qu'habite
Saint-Martin (rue de Seine, Faubourg Saint-Germain n° 72) ; la maison
doit toujours exister.
Nous suivons aussi les recherches de notre auteur au sujet du
magnétisme, car il raconte ce qu'il a vu à Buzancy, chez Puységur, où il
a pu constater de nombreux cas de guérisons rapides.
Incidemment nous constatons que Saint-Martin, s'est rendu à la loge la
Bienfaisance. Nous apprenons aussi qu'il n'assistera pas aux séances du
convent réuni par Savalette de Langes.
Ici se termine le grand séjour de Saint-Martin à Paris. Il a 42 ans. Les
évènements qui surviennent à Lyon vont avoir une grande influence sur
son esprit.
WILLERMOZ REUSSIT ENFIN SES OPERATIONS A LYON
Voyage de Saint-Martin auprès de lui
Le 29 avril 1785 nous devinons que Willermoz et ses amis viennent
d'obtenir un grand succès dans leurs opérations théurgiques. L'Agent ou
Philosophe Inconnu que Saint-Martin avait probablement connu dans
l'école de Martines, vient de se manifester à Lyon. Lorsque nous pu-

- 10 -
Blierons, si Dieu le permet, notre étude sur Willermoz, on verra que
cette manifestation était d'une grande importance puisque l'agent
matérialisé dicta près de cent cahiers d'enseignements et qu'il vint
lui-même en brûler plus tard une partie. Nous possédons dans nos
archives, presque tout ce qui a été sauvé.
C'est avec le plus pur esprit de charité et d'humilité que Saint-Martin
félicite son ami de son succès. Et il déclare avec la plus grande
franchise que le nom qui signe ses livres est d'origine invisible et ne
lui appartient pas à lui-même. « Les torts que j'ai eus de me laisser
connaître ne me paraissent pas comparables à ceux d'avoir écrit. Ces
derniers offensaient la chose même, en me mettant à sa place dans son
ordre ».
L'Ordre viendra bientôt et lèvera bien des scrupules. Notons l'annonce
de l'envoi d'un ouvrage de Puységur et des nouvelles de M. Tieman.
Un mois après, 13 mai 1785, on sent combien Saint-Martin brûle d'envie
d'aller à Lyon. D'Hauterive est en Angleterre.
L'occasion se présente vite et le 30 juin, Saint-Martin annonce son
départ de Paris. Un détail à retenir : la Loge Lyonnaise se réunit aux
Brotteaux. C'est là que Saint-Martin, déjà Rose-Croix Martinésiste, est
inscrit officiellement sur les registres maç.: ainsi qu'on le verra plus
loin. Il est reçu le lundi 4 juillet à 5 heures, nous apprend une note
de la main de Willermoz. Signalons aussi les livres que Saint-Martin
emporte pour charmer es loisirs du voyage : Une bible hébraïque et un
dictionnaire pour en aider la traduction.
Le séjour à Lyon, partagé entre les études hermétiques et théurgiques
dure du 30 juin 1785 au 1°' janvier 1786. A cette date le Philosophe
part pour Paris avec Zinoviev.
Nous voyons nommer le Maître de Bory, M. de Saint-Didier, M. de Polomien
(qu'il appelle irrespectueusement la Grande Minette) ; le F. Barberin ;
puis nous apprenons que, sur les récits, prudents cependant, de
Saint-Martin, plusieurs frères, entre autres Savalette de Langes,
veulent se rendre à Lyon.
Quelle prudence ne devait pas montrer Saint-Martin dans le récit des
faits qu'il avait été appelé à voir aux Brotteaux et dans le choix des
oreilles à qui il pouvait conter ces faits !
Dans le premier moment d'enthousiasme on se figure que le récit
véridique des faits occultes, énoncé avec ardeur et conviction, va
entraîner l'assentiment de l'auditeur. On expose les phénomènes avec
toute la rigueur désirable, on parle, on parle, grisé par son propre
consentement - puis vient le réveil.
L'auditeur n'est pas apte à s'élever si haut. Il se persuade aisément
que l'imagination a dù être pour beaucoup dans ces faits qui
déconcertent ses catégories mentales. Et loin d'être persuadé, il
devient plus défiant et plus sceptique.
On a compromis le maître visible ou invisible, on a fait fausse route et
il faut toute l'humilité de notre philosophe pour se jeter à genoux en
reconnaissant ses fautes et en se rappelant la remarque pythagorienne
qu'on a une seule bouche et deux oreilles.
La nature nous a donné une langue et deux oreilles, afin que nous
écoutions davantage et parlions moins. [Zénon d'Elée.]
Hélas, que celui qui n'a pas péché jette la première pierre au
philosophe ! Pour nous, nous savons combien l'expérience du silence lui
fut dure, pour ne pas excuser de grand coeur le jeune maître.


- 11 -
VOYAGE A LONDRES
Un mois après, le 15 janvier 1787, il est à Londres, où il est arrivé le
10, après une mauvaise traversée pendant laquelle il a fait connais
sance avec le mal de mer. Le but de son voyage ? Apparemment de
retrouver Tieman et Zinoviev qui sont à Londres aussi. D'Hauterive,
rencontré par hasard, a été froid. Il ne veut pas regarder comme frères
(Martinésistes) ceux qui appartiennent à la Maçonnerie.
Saint-Martin fit, à Londres, la connaissance du mystique Law et surtout
de M. Belz, un voyant remarquable, dont notre philosophe décrit avec
enthousiasme les facultés dans cette lettre.
D'autre part, M. Matter signale (pp. 132 et 299), les connaissances
aristocratiques de Saint-Martin, parmi lesquelles nous remarquons le
comte de Divonne, Mme de Coislin, Milord Beauchamps, puis le savant
Herschell chez qui notre auteur a déjeuné avec M. de Lauzun, M. Rutens
et M. Horseley.
Ce Dutens est le célèbre auteur des Découvertes des anciens attribuées
aux modernes qui ont demandé une érudition et des recherches considérables.
« Je demeurais, nous dit Saint-Martin, chez le prince Galitzine et
Tieman qui eurent tant de bontés pour moi que j'en ai honte. »
Le prince Galitzine a-t-il été un des agents actifs de l'introduction du
Martinisme (de Saint-Martin) en Russie ? Je l'ignore. Mais ce qui est
sûr, c'est que l'Ordre Martiniste prit une telle extension en Russie que
le théâtre impérial, un peu, dit-on, par ordre de la Grande Catherine,
mit une attaque des Martinistes en scène et, qu'aujourd'hui encore, on
peut voir exposés à Moscou, les bijoux et les cordons des Martinistes de
cette époque.
Les noms russes cités par Saint-Martin sont les suivants : (Matter p.
136) Prince Galitzin, Kachelof, Markof, Zinnowief, Stavronski,
Vorontzoff, comte Rasonmoski.
Nos frères martinistes de Russie feront bien de rechercher dans ces
familles les traces de l'action de notre maître. A l'encontre de M.
Matter, je ne crois pas qu'il s'agisse là des disciples de Martines,
mais bien de ceux de Saint-Martin.
Notre philosophe cite lui-même les noms de Doyen, Grainville, Poisy,
Millanois, Auchat.
PARIS, AMBOISE, L'ITALIE
Le séjour à Londres est bientôt terminé car le 20 juillet 1787 nous
retrouvons Saint-Martin à Paris, arrivant de Bussang. Son père est
paralysé et il part à Amboise. Les frères Giraud et Millanois sont
encore cités dans cette lettre.
Bientôt Saint-Martin part pour l'Italie et il passe par Lyon en
septembre 1787. Il fait le voyage d'Italie, nous dit M. Matter, avec le
Prince Galitzin. Notre philosophe dans sa lettre de Lyon parle surtout
de M. Giraud et le reste se rapporte à des mots convenus au sujet de
l'impression de ses ouvrages.
Le 23 octobre il arrive à Rome et, le lendemain, il écrit pour raconter
sa visite à Saint-Pierre et son admiration. Nous apprenons qu'il a passé
par Sienne et par Florence sans s'arrêter dans cette dernière ville. A
Sienne il a éprouvé quelques secousses de tremblement de terre et il a
rencontré dans une auberge un ami de Willermoz, le comte Collovator.

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On trouvera dans les livres de M. Matter (p. 141) la liste des relations
mondaines en Italie. Elles ne nous intéressent guère pour l'étude que
nous poursuivons que par les initiations que Saint-Martin aurait pu
faire dans leurs rangs. Mais nous n'avons aucune lumière à ce sujet.
Le séjour en Italie dura à peu près quatre mois, et nous apprenons par
la copie d'une lettre de Willermoz du 6 février 1788 qu'à cette date
Saint-Martin revient vers Lyon.
Autre nouvelle, très importante, dans la même lettre : l'Agent a cessé
ses apparitions et un sujet qui, avait aidé les frères à faire quelques
expériences de lucidité a aussi cessé ses services par suite de son mariage.
Or, d'après cette lettre, nous apprenons que Saint-Martin avait annoncé
ce qui allait arriver deux ans et demi d'avance à certains frères à
l'insu de Willermoz. De là les vifs reproches de ce dernier et la
justification facile de Saint-Martin.

« L'AGENT A LYON »
Nous verrons en étudiant Willermoz que ce départ de l'agent ne fut
qu'éphémère puisqu'il revint en 1790 et resta, mais c'est à vérifier,
jusqu'à 1796. Je dis à vérifier parce que Willermoz nous dit que dans
les premiers mois de 1790 « je rendis à l'agent sur sa demande, plus de
« 80 cahiers qui n'avaient pas été publiés et qu'il a détruits. »

RETOUR A PARIS
Le passage par Lyon a été rapide car, le 29 avril, Saint-Martin est à
Paris. Il annonce le résultat de négociations poursuivies par le F. de
Virieu. Le philosophe se fait écrire rue du Doyenné Saint-Louis du
Louvre, n° 5. Nous savons aussi qu'il est en correspondance régulière
avec Millanois, Grainville, Gory, Giraud, les frères de Lyon et la
personne qu'il désigne par le nom énigmatique de La Mère.
Nous voyons aussi par cette lettre le zèle du frère Zinnovief pour la
propagation de l'ordre, car ses amis viennent tous rendre visite à
Saint-Martin.
Il cite aussi Mme de Wurtemberg, Mme la duchesse de Brissac, Mme de
Gléon, Mme de Saint-Didier.
Il annonce son départ pour Amboise. Signalons aussi un petit voyage à
Montbéliard chez la duchesse de Wurtemberg, cette même année.
Ici se termine une grande phase de la vie de Saint-Martin. Il a juste 45
ans et il va se rendre pour la première fois à Strasbourg où il sera
conduit jusqu'à l'Esprit de Boehme par les oeuvres du célèbre théosophe
allemand. Ses deux dernières lettres à Willermoz vont préparer la
transition,

INFLUENCE DES IDEES SWEDENBORGIENNES SUR SAINT-MARTIN
Saint-Martin est arrivé à Strasbourg le 6 juin 1788. Il reparle à mots
couverts du Vicomte qui a eu des accidents cérébraux graves et qui va mieux.
C'est sans doute pour rejoindre Tieman que Saint-Martin est allé à
Strasbourg où il a vu les Turkheim, Mayer, Salzman. Il annonce l'arrivée
à Lyon d'un jeune américain du nom de Despallières.
Autre lettre le 16 décembre 1789 consacrée surtout à la question de
savoir si Saint-Martin peut participer aux travaux de la Société des
Initiés de Lyon sans être resté maçon.

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Enfin dernière lettre de la série, le 4 juillet 1790, toujours datée de
Strasbourg, mais annonçant un voyage en Touraine fait au printemps de la
même année. C'est dans cette lettre que Saint-Martin demande à être
définitivement rayé des registres maçonniques.
Là s'arrête la correspondance initiatique que, nous publions. Nous nous
adressons donc à M. Matter pour tout le complément de la biographie du
jeune maître.

INFLUENCE DÉCISIVE DE JACOB BOEHME CORRESPONDANCE AVEC KIRCHBERGER
C'est une autre série de lettres adressées au baron de Liebisdorf qui a
été surtout utilisée pour analyser les idées intimes de Saint-Martin
depuis cette époque, en étayant ces renseignements sur ceux fournis par
l'auteur lui-même dans son « Portrait Historique ».
La première impression qu'il ressent est celle d'avoir autour de lui des
âmes fermées aux objets qui lui sont chers. Les hommes sont tout à leurs
affaires matérielles et c'est parmi les âmes féminines que Saint-Martin
va rencontrer les plus immédiates compréhensions.
Parmi les personnes nommées citons les Frank, les Turckheim, M.
D'Oberkirch (qui reparlera de Saint-Martin dans ses mémoires), de
Lutzelbourg, de Saint-Marcel. Lefort, Falkenheim, Relort, etc...
On trouvera dans le beau livre de M. Matter tous les détails de
l'enthousiasme de Saint-Martin pour l'âme de sa camarade intellectuelle
Mme de Boecklin.
Une autre remarque en passant. Citant (Matter, p. 153) les personnes
ayant fortement agi sur son esprit, notre auteur cite Willermoz par la
seule initiale de son nom W. Or M. Matter cherche vainement, et pour
cause, quelle est la jolie femme déguisée sous cette lettre. Nos
lecteurs sauront à quoi s'en tenir.
Mais nos lecteurs ont le droit de nous demander autre chose qu'une
simple analyse du livre de M. Matter, aussi allons-nous leur demander la
permission de résoudre certaines questions générales intéressant tous
les occultistes et posées par la vie de notre philosophe.
De 1788 à 1791 cette vie s'écoule à Strasbourg, de 1791 à 1793 nous le
trouvons à Paris en correspondance suivie avec son ami de Berne. (Sa
première lettre à son ami est du 28 mars 1792).
Nous apprenons incidemment que Saint-Martin était chevalier de
Saint-Louis (1).
En janvier 1793 notre philosophe rend les derniers devoirs à son père et
il retourne, et reste seul l'année suivante (1794) à Amboise.
SAINT-MARTIN ET LA RÉVOLUTION
Nul mieux que M. Ad. Franck, n'a mis en relief les événements auxquels
se trouva mêlé le philosophe pendant la Révolution. Aussi prendrons-nous
la liberté de faire appel à l'ouvrage : La Philosophie mystique en
France au XVIIIe siècle, p. 58 et suivantes.
« En s'inclinant devant les principes et en partageant à bien des égards
les passions de la Révolution Française, Saint-Martin se fait un devoir
d'en accepter les épreuves et les charges. De quel danger peut-
(1) Voir Matter, p. 208.


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elle d'ailleurs être pour lui ? Ne vous a-t-il pas déjà appris que sa
destinée n'a rien de commun avec celle de ce monde, et qu'aucune des
tribulations réservées â celui-ci ne saurait l'atteindre ? « La paix
passe par moi, écrit-il à son ami Kirchberger, et je la trouve partout à
côté de moi. » Il en a eu, en mainte occasion, des preuves irrécusables,
surtout pendant la journée du 10 août : car il était alors enfermé dans
Paris, et il n'a cessé de le traverser tout le jour sans éprouver la
plus légère crainte, sans rencontrer le moindre obstacle. Cela le frappe
d'autant plus qu'il n'y est absolument pour rien ; il n'a par lui-même
aucune force physique qui puisse lui donner le courage des sens. Mais
qu'importe le courage des sens quand l'esprit, transporté dans les
espaces imaginaires, n'a aucune idée du péril ? Veut-on savoir de quoi
s'occupait Saint-Martin dès le lendemain de cette catastrophe du 10
août, qui venait de plonger la France et l'Europe dans la stupéfaction ?
Il s'entretenait, avec son correspondant de Berne, de la lumière cachée
dans les éléments et de la XLVIIe épître de Boehm.
Devenu libre, au commencement de 1793, par la mort de son père, il
résidait tantôt à Paris, tantôt à Petit-Bourg, près de son amie la
duchesse de Bourbon, ou la citoyenne Bourbon, comme on disait dans ce
temps-là. Il était à Paris, il venait de monter sa garde à la porte du
Temple, devant la prison de ce même enfant royal dont l'Assemblée
Constituante l'avait jugé digne d'être le précepteur, quand parût, le 27
germinal de l'an II, un décret de la Convention qui interdisait aux
nobles le séjour de la capitale. Saint-Martin, obéissant sans murmurer,
retourna dans sa ville natale, où la confiance et le respect de ses
concitoyens adoucirent son exil. Lui, de son côté, soit par des dons
patriotiques, soit par des services personnels, s'efforça, en toute
circonstance, de prouver son attachement à la cause de la Révolution. «
On doit s'estimer heureux, écrit-il, toutes les fois qu'on se trouve
pour quelque chose dans ce grand mouvement, surtout quand il s'agit ni
de juger les humains, ni de les tuer, »
Nommé commissaire pour la confection du catalogue des livres nationaux,
il trouve dans l'accomplissement de cette tâche une jouissance
inattendue pour son esprit ; c'est celle que lui a procurée la
découverte d'une légende de couvent, parfaitement ignorée hors de
l'enceinte où elle prit naissance : La vie de la soeur Marguerite du
Saint-Sacrement. Ici nous rentrons dans les excès d'imagination dont
nous avons déjà eu un exemple à l'occasion de la vie de Gichtel. II
s'agit d'une pauvre carmélite du XVIIe siècle, dont les perfections, les
tortures et les souffrances surhumaines seraient une nouvelle
confirmation des principes du mysticisme, ou, pour mieux dire, des
principes de Boehm et de Martinez. Inférieure à d'autres pour la science
et la puissance, elle s'est élevée aussi haut que notre nature le
permet, « dans l'ordre de la régénération et des vertus de l'amour ».
Mais voici ce qui lui arriva. Pendant que la main divine la transportait
dans ces sublimes régions, l'action spirituelle de l'ennemi la tirait en
sens contraire. Il en résultait pour elle des souffrances épouvantables,
dont toute son organisation fut ébranlée, mais qui s'attaquaient surtout
à la tête. On appela à son secours les hommes de l'art : mais que
pouvaient-ils dans leur ignorance, sinon la torturer en vain ? Ils
épuisèrent sur elle tous les remèdes de la pharmacie, ils lui
appliquèrent sur le crâne un fer rouge, ils lui firent subir l'opération
du trépan. La pauvre fille, quoique parfaitement sûre qu'ils ne
changeraient rien à son état, supporta son martyre avec une héroïque
résignation. Cette histoire, dont il ne conteste pas un instant la
véracité, est pour Saint-Martin, une magnifique occasion de montrer que
la médecine, quand elle ne tient pas compte de l'ordre sur-

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naturel, n'est pas une science plus fondée que la philosophie, et
qu'elle n'aboutit qu'à tuer le corps, comme celle-ci à tuer l'âme! « Je
ne veux point, dit-il, scruter ici l'ordre scientifique. Si cette fille
eût joui de ses droits, elle eût pu renverser ses médecins, comme
.Jésus-Christ renversa les archers qui vinrent le saisir au Jardin des
Oliviers. »
Un homme qui, sous le régime de la Terreur, se laissait absorber par de
telles lectures, n'était certainement pas dangereux pour la république.
Cependant, et malgré la prudence qu'il s'était imposée avec son ami
Liebisdorf, même dans les controverses du mysticisme, Saint-Martin fit
ombrage aux autorités du moment. Un mandat d'amener fut lancé contre
lui, et il était sur le point de comparaître devant le tribunal
révolutionnaire, c'est-à-dire de monter sur l'échafaud, quand la chute
de Robespierre et la réaction Thermidorienne vinrent le sauver. Il ne
connut le danger que lorsqu'il fut passé, et naturellement, il fut
persuadé plus que jamais qu'une puissance surnaturelle veillait sur lui
comme une mère sur son enfant.
Il était seul, â quelque distance d'Amboise, dans sa petite maison de
campagne de Chaudon, quand il fut nommé par son district élève des
écoles normales, récemment créées par la Convention. C'était au mois de
frimaire de l'an III, c'est-à-dire â la fin de 1794. Saint-Martin venait
d'atteindre sa cinquante-deuxième année. C'était un peu tard pour
s'asseoir sur les bancs de l'école. De plus, s'il ne nageait pas dans
l'abondance à Chaudon, il y trouvait au moins le nécessaire ; tandis
qu'à Paris, au milieu de la saison rigoureuse, il ne pourra éviter la
gêne et les privations ; il sera obligé, comme il dit, de se faire
esprit pour ne manquer de rien. Enfin, il sera forcé de s'abaisser à des
études de détail qui répugnent â son esprit et font violence à ses
habitudes ; il lui faudra aussi prendre part à la discussion, s'exercer
à la parole, lui qui n'en voudrait entendre ni proférer d'autre que la
parole interne. Aucune de ces considérations ne l'arrête, parce qu'il y
en a d'autres d'un ordre supérieur qui lui font un devoir d'accepter, si
humble qu'elle paraisse, la mission que lui ont confiée ses concitoyens.
D'abord, il pense que tout est lié dans notre grande révolution ; dès
lors, il n'y a plus rien de petit pour lui, et ne fut-il qu'un grain de
sable dans le vaste édifice que Dieu prépare aux nations, il ne doit pas
résister quand on l'appelle. Mais le principal motif de son acceptation,
c'est l'espérance que, avec l'aide de Dieu, il arrêtera une partie des
obstacles que l'ennemi de tout bien ne manquera pas de semer dans cette
grande carrière qui va s'ouvrir et d'où peut dépendre le bonheur des
générations.
DERNIÈRE PARTIE DE LA VIE DE SAINT-MARTIN
SA MORT
C'est d'Amboise qu'il est envoyé à Paris comme élève de l'Ecole Normale
et qu'il a ses fameuses discussions avec Garat (9 ventôse 1795). Le 30
floréal, il est revenu à Tours.
Les années 1795 à 97 le trouvent occupé à écrire et à publier ses études
sur la Révolution française soit à Petit-Bourg soit à Paris où il passe
toute l'année 1797. C'est à ce moment qu'il mit la dernière main à ses
mémoires philosophiques.
Le 24 décembre 1799 il perd son ami Liebisdorff. De là un gros et
légitime chagrin - bien que ces deux âmes ne se connussent que
spirituellement.
De 1798 à 1801 paraissent édités par lui-même ses deux volumes sur
l'Esprit des choses et le Ministère de l'Homme-Esprit.

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Enfin de 1802 à 1803 ses traductions de Boehme commencent à voir le jour.
Claude de Saint-Martin meurt d'une attaque d'apoplexie à Aulnay, près de
Sceaux, le 13 octobre 1803.
Tel est le coup d'oeil d'ensemble sur cette dernière partie de sa vie
que nous allons maintenant analyser avec plus de détail en traitant
certains points nécessaires à bien mettre en lumière - au sujet des
doctrines.
DEUXIÈME PARTIE
COMMENTAIRES SUR LA VIE DE SAINT-MARTIN
Avant tout, il nous faut poser la vie de Saint-Martin sur son véritable
terrain en déterminant de notre mieux le caractère de la voie mystique
et de ses diverses modalités.
Nous comprendrons ainsi pourquoi Saint-Martin appelle Strasbourg son
Paradis et quel est le caractère réel de sa mission.
LA VOIE MYSTIQUE
Il existe, dans la nature, une loi d'évolution qu'il est impossible à
l'observateur un peu consciencieux de ne pas constater. Or cette loi
gouverne tous les êtres naturels depuis le minéral jusqu'à la moindre
cellule humaine. Son domaine s'étend même à l'esprit dans tous les plans
de ses manifestations.
On oublie trop cette loi dans l'histoire de la Philosophie et l'oeuvre
si remarquable du maître et ami Barlet l'Evolution de l'Idée, l'a
cependant mise au jour d'une façon très lumineuse.
Un esprit qui se concentre vers son Principe prend d'abord conscience de
ses moyens personnels d'action. Il abandonne toutes les idées qu'on a
voulu lui, imposer sans le contrôle de sa raison. Il prend enfin
conscience de sa liberté. C'est un penseur libéré qui naît alors et
cette phase d'évolution est souvent le terme ultime que peuvent
atteindre les intelligences inférieures. De là le sectarisme étroit de
ces libres-penseurs qui considèrent la négation de tout ce qui leur est
supérieur, comme un devoir et le positivisme athée comme un dogme. Il
est évident que ces penseurs, libérés de tout ce qu'ils ne peuvent
digérer intellectuellement, sont d'un cran supérieur aux êtres sans
personnalité qui acceptent tout ce qu'on leur raconte sans le discuter.
Mais le libre-penseur confond souvent la phase qui précède son état avec
celle qui le suit. En effet, l'Esprit débarrassé des idées non digérées
par lui peut être comparé à une belle pierre débarrassée des herbes et
de la mousse dont elle était couverte. Mais une telle pierre nue peut
être décorée et sculptée et elle n'en sera que plus belle.
De même l'Esprit de l'homme, après la phase critique et négative de la
reprise de sa personnalité, peut encore évoluer et, alors, il se fait un
système où, généralement le panthéisme tient la plus grande place,
c'est-à-dire qu'après avoir pris conscience du plan physique par le
naturalisme, il prend conscience du plan de la vie universelle et du
monde des Lois par le Panthéisme. A cet instant il est incompris par
ceux qui sont demeurés au plan inférieur et nous verrons Comte traité
d'aliéné par ses disciples de la première heure parce qu'il aura évolué
normalement jusqu'au Mysticisme.


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Le Mysticisme est traité par les philosophes critiques qui ne peuvent
aller jusque là, un peu comme le Panthéisme est traité par les
matérialistes, comme une douce folie. Mais les mystiques seuls peuvent
comprendre quelle est la grandeur de cette voie et nous allons essayer
d'en indiquer, quoique bien imparfaitement, les sentiers d'approche.
Quand l'Esprit a atteint le développement presque complet de ses organes
rationnels, localisés dans le cerveau, il prend tout à coup conscience
d'une autre série d'organes complémentaires des premiers, localisés dans
les centres sympathiques et principalement dans le plexus cardiaque avec
ramifications dans les centres conscients du cerveau. Ces organes sont
destinés à l'exercice de facultés, toutes différentes des facultés
cérébrales, et dont les effets sont connus sous le nom de vision
directe, intuition, pressentiment, communications spirituelles, etc.
La voie mentale ou cérébrale a son point de développement ultime dans
l'exercice de la Magie cérémonielle qui nécessite un entraînement et des
connaissances toutes cérébrales, tandis que cette autre voie que nous
appellerons la voie cardiaque se concentre et se résume dans la
Théurgie. Autant la Magie développe la volonté personnelle et, souvent,
l'orgueil, autant la Théurgie tue l'orgueil pour développer l'humilité
et remplacer le commandement et les ordres donnés aux Esprits
volontaires de l'Astral par la Prière et l'appel aux Anges du Plan divin.
Entre les deux voies, il en est une troisième, mixte et souvent
ténébreuse, qui pousse l'Esprit vers l'orgueil de se croire Dieu
lui-même, qui apprend à mépriser la Prière et l'humble appel aux forces
supérieures et qui erre entre les exercices de gymnastique astrale
considérés comme le maximum d'évolution possible et les croyances les
plus naïves aux réincarnations personnelles et aux pouvoirs d'entités
indéterminées autant qu'inconnues.
Il y a donc aussi des phases d'évolution dans le mysticisme, comme il y
en a dans toute voie philosophique et le tort des critiques a été de
mettre tous les mystiques dans la même catégorie sans faire les
distinctions absolument nécessaires.

Ainsi Martines est surtout un Magicien, un magicien a